Grossesse

La grossesse môlaire, une complication rare

La grossesse môlaire, une complication rare


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Due à une anomalie au moment de la fécondation, la môle hydatiforme ou grossesse môlaire ne permet pas d'aboutir à la naissance d'un enfant vivant. Les explications du Pr François Golfier.

La grossesse môlaire, qu'est-ce-que c'est ?

  • La môle hydatiforme ou grossesse môlaire est une complication due à une anomalie chromosomique se produisant au moment de la fécondation de l'ovule par le spermatozoïde. Pour une raison indéterminée la distribution des chromosomes paternels et maternels ne se fait pas correctement, le placenta se développe alors de façon anormale.
  • Cette complication rare concerne 1000 grossesses par an. Les très jeunes femmes, de moins de 20 ans et les femmes âgées entre 45 et 50 ans sont considérées comme les 2 groupes à risques de grossesse môlaire.

Il existe 2 types de môles hydatiformes

  • La môle complète : dans cette forme, il n'y a jamais d'embryon, seulement du placenta qui prolifère anormalement.
  • La môle partielle : dans ce cas le placenta grossit également de façon anormale mais en plus l'embryon se forme mal, il peut généralement se développer sans pouvoir toutefois survivre.
  • Aucune des 2 types de môles hydatiformes ne permet de donner naissance à un enfant vivant. La grossesse ne peut donc pas être poursuivie. Après confirmation du diagnostic, il faut donc procéder à l'évacuation du contenu utérin par aspiration.

Comment déceler une grossesse môlaire ?

  • Le diagnostic se fait la plupart du temps avant la fin du 1er trimestre de grossesse : à la suite de saignements qui s'ils ne sont pas forcément synonymes de môles, sont une indication systématique à consulter, ou encore au moment d'un contrôle échographique.
  • En fonction de la situation, certains examens complémentaires (sang, imagerie, bilan chromosomique) pourront être prescrits avant de poser le diagnostic et procéder à l'évacuation du contenu utérin.

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